La Face cachée de la Chine, toute la vérité sur la plus grande jungle économique du monde.(livre de Jean-Marc et Yidir Plantade, Bourin Editeur, 281 pages, 20 euros)
Le monde entier est à l'heure chinoise. Hommes d'affaires, politiques, journalistes chantent sur tous les tons 'la formidable machine à croissance chinoise 'ou' la Chine, première puissance économique du XXIe siècle.
Et, peu à peu, s'installe en Occident la certitude que l'Empire du Milieu est un eldorado doublé d'une terre promise. Ceux qui connaissent vraiment la Chine savent, hélas, qu'il n'en est rien.En grattant la fine surface des tours de Shanghai ou des larges avenues de Pékin,on découvre la vraie Chine : un immense pays, opaque, corrompu,fraudeur, inégalitaire et dominateur.
Une jungle économique où l'étranger, surtout s'il est investisseur,a toutes les chances de se faire piéger.La face cachée de la Chine fourmille d'anecdotes concrètes et d'exemples inédits sur la manière dont les choses se passent réellement en Chine. Grâce à une connaissance approfondie de la mentalité chinoise,le livre donne également des clefs pour mieux s'armer avant d'affronter 'l'aventure chinoise'.
Une enquête aussi indépendante qu'inquiétante
sur la redoutable face cachée de la Chine.
extrait:
Dans la province reculée de l’Anhui, au centre de la Chine, monsieur Sha passait volontiers pour le meilleur manager d’usine du groupe Asinco (propriété d’un fonds d’investissement américain) dans le pays. Monsieur Sha était responsable de la production de composants en caoutchouc (courroies de distribution…) à destination de l’industrie automobile. Jusqu’au jour où les Américains se sont rendu compte que Sha, au lieu de bien gérer l’entreprise, défendait surtout ses propres intérêts. Depuis plusieurs années, ce responsable indélicat avait fait construire dans la plus grande discrétion sa propre usine, un peu plus loin dans la vallée, et y produisait des pièces conformes à celles d’Asinco, le tout financé par un habile et discret siphonnage des comptes de l’usine d’Asinco. En d’autres termes, la veuve du Wisconsin ou le retraité de Los Angeles avaient financé à leur corps défendant leur propre contrefacteur. Mais, hélas, l’histoire ne s’arrête pas là.