L'Etat et la mondialisation
Par Leclercq, dimanche 25 décembre 2005 à 09:57 :: General :: #31 :: rss
Karl marx et la mondialisation
K marx a superbement decrit les emballements du système en essayant de lui apporter de mauvaises solutions Ce texte a été rédigé par Marx et Engels en février 1848. KARL MARX : Le communisme a disparu, la philosophie marxiste rangée au magasin des accessoires, reste-t-il une place pour Marx économiste ? Oui, à l'évidence : dégagé de ses oripeaux, Marx est, de mon point de vue, le meilleur analyste de l'économie de marché, le théoricien le plus aigu du capitalisme, le visionnaire le plus puissant. Je ne suis pas le seul à ressentir cette vérité paradoxale.
Le New Yorker consacrait en 1997 un numéro spécial à Karl Marx, le prochain grand penseur ». On pouvait y lire les propos d'un grand investisseur : plus je passe de temps à Wall Street, plus je pense que Marx avait raison. Peu suspect de sympathie pour le collectivisme, The Economist publiait, le 19 décembre 2002, un long article sur « Marx après le communisme » dont le thème était : si Marx a eu tort sur ce qui lui importait le plus - la fin du capitalisme, la lutte des classes, l'avènement du paradis socialiste -, il avait été le premier à « envisager la puissance productive du capitalisme, l'avènement des monopoles, l'importance des cycles économiques ».
Pour qui est fasciné par le fonctionnement du capitalisme, par sa puissance créatrice et par ses immenses excès, Marx demeure le plus grand. C'est lui qui a le mieux compris la force démiurgique du système. Existet-il, de ce point de vue, un texte plus puissant que le « Manifeste du parti communiste » ? Extrait du texte de karl marx : Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations. Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays.
Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe.
À la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. À la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit. Les œuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles ; et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle. Par le rapide perfectionnement des instruments de production et l’amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la grosse artillerie qui bat en brèche toutes les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image. Quel économiste visionnaire ce Karl
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire